3 mécanismes qui créent notre réalité!

Vous pensez que la réalité est universelle?

Je vous propose d’aborder cet article sur la base de deux présupposés.

  1. La réalité est une invention de chaque instant.
  2. Nous inventons notre réalité par le regard que nous portons sur elle.

Notre perception de la réalité est propre à nos schémas de pensée, la réalité n’est pas universelle, chacun d’entre nous crée sa propre réalité. L’objectif de cet article est de vous aider à comprendre comment nous créons nos filtres et nos cartes mentales du monde, ce que j’appelle nos croyances. Quand vous aurez pris conscience que vous pouvez modifier votre réalité en observant différemment le monde qui vous entoure, votre champ des possibles se sera agrandi, votre carte du monde sera plus large et donc plus riche.

“Le problème n’est pas d’amener des pensées nouvelles et innovantes dans votre esprit, mais de savoir comment en faire sortir les anciennes.”

Dee Hock

Le corps humain est une machine extraordinaire, une antenne qui reçoit et émet une quantité invraisemblable de signaux différents en permanence et ce, grâce à nos capteurs sensoriels.

  • Vue
  • Toucher
  • Ouïe
  • Odorat
  • Goût
  • Notre intuition

A travers ces sens, nous n’imaginons pas la quantité incroyable d’informations qui nous parvient 24 heures sur 24.

Qu’en est-il des informations que nous percevons réellement?

Nous percevons seulement 7% des éléments transmis par nos capteurs sensoriels. 93 % des informations que nous pourrions potentiellement saisir sont reconstruites, modifiées, réorganisées, voire supprimées par notre cerveau.

Le psychologue Georges A Miller a démontré dans les années 1950 qu’un humain pouvait traiter 7 plus ou moins 2 informations en même temps, en d’autres termes entre 5 et 9 informations simultanées. Au delà de cela, notre cerveau établi un relai et va lui-même traiter les informations en surplus sans que nous en ayons conscience et selon des critères qui bien souvent, sont issus d’anciens mécanismes de survie de notre espèce.

Avec cette information nous pouvons avoir deux réactions différentes :

  1. Waouw, je perds donc 93 % de ma vie.
  2. Waouw, je choisi 100 % de ma vie, en sélectionnant les 7% qui m’intéressent le plus parmi les 100% reçus.

On voit directement qu’une des deux propositions nous donne plus de liberté :-)! On comprend aussi avec cette information, toute l’importance de l’inconscient! Ces informations que nous n’avons pas conscience de percevoir sont pourtant bien présentes en nous…

Il existe trois mécanismes qui déterminent notre réalité!

1. La suppression

Einstein

Albert Einstein

“J’aime à penser que la lune est là même si je ne la regarde pas”

Einstein

Si une information du monde extérieur ne rentre pas dans notre cadre de pensée ou si elle contredit une croyance bien ancrée chez nous ou un apprentissage antérieur, elle sera bien souvent et simplement supprimée, c’est-à-dire non vue, entendue ou sentie. Dans le choix de cette suppression, notre cerveau privilégie les informations les plus utiles pour nous c’est-à-dire celles qui correspondent à notre expérience (déjà vécues) ou celles qui correspondent à nos attentes (déjà imaginées).

Avez-vous déjà eu l’impression quand vous cherchez un objet qu’il est subitement réapparu alors qu’il n’était pas là 5 minutes avant ?

En fait, votre cerveau est capable de ne pas prendre en compte cette information concernant la vue de cet objet parce qu’il considère cet information inutile ou pire, parce que la présence de cet objet ne fait pas partie de vos attentes! C’est exactement ce qu’il se passe quand nous regardons un spectacle de mentaliste ou de prestidigitation. Si votre cerveau est occupé à traiter entre 5 et 9 informations jugées utiles alors, il supprimera les autres en surplus et vous ne comprendrez rien au tour qui se joue devant vous.

Parmi nos croyances, celle qui nous dit que nous voyons, entendons et ressentons des choses objectives est profondément ancrée…

C’est pourtant absolument faut!

Prenons le nerfs optiques, par exemple. A l’endroit où le nerf optique est relié à la cornée, chacun de nos yeux est aveugle sur une surface qui peut aller jusqu’à 10% de notre champ de vision. Nous devrions donc percevoir deux points noirs dans notre champ de vision. Qui d’entre vous voit deux zones sombres ou noires ? Nous ne percevons pas ces trous car notre cerveau reconstruit les informations manquantes pour nous apporter une vision complète. C’est fabuleux, merveilleusement bien fait et très pratique, mais il faut le reconnaître, ce n’est pas objectif du tout. Le nerf optique transmet des informations extérieures à notre cerveau qui passent d’abord par le lobe frontal puis sont transmises à nos centres de perception. Voilà un bel exemple de suppression du point aveugle qui est pourtant  bien là!

On voit très clairement maintenant que certaines de nos croyances ne sont pas la réalité bien que nous soyons convaincus du contraire.

L’utilité de la suppression est bien entendu de nous simplifier la vie! Si nous devions traiter l’ensemble des informations qui nous parviennent, il nous serait tout simplement impossible de penser car nous serions saturés en permanence d’informations et nous ne saurions qu’en faire. Par contre, on peut aussi comprendre que quand notre environnement se modifie, la suppression peut être un danger pour l’homme puisque son mécanisme priorise en fonction de ses habitudes.

C’est pour cela qu’il est bien difficile de changer nos habitudes…

2. La distorsion

Philip K. Dick

Philip K. Dick

“la réalité n’est qu’un point de vue”

Philip K. Dick

Contrairement à la suppression qui ajoute ou supprime des éléments (ce sont des hallucinations positives ou négatives), la distorsion va augmenter ou diminuer l’importance relative de l’information à traiter.

Nous avons tendance à penser que nous établissons une stratégie en fonction des éléments connus. En réalité, c’est l’inverse qui se produit!

  1. Nous établissons une stratégie (inconsciemment),
  2. Nous analysons et saisissons des éléments de notre environnement qui la conforte (observation),
  3. Nous mettons en œuvre cette stratégie (action).

Voici quelques exemples de distorsions avec des perceptions visuelles perturbantes :

réalité ou perception

L’ illusion du Café Wall

Les droites de cette figure sont-elles parallèles?

Votre cerveau dit que non. Il applique une distorsion de la réalité et pourtant toutes les droites horizontales de cette figure sont parallèles les unes avec les autres!

 

 

 

 

Perception visuelle - réalité

Même longueur ?

 

Ces droites-ci ont-elles toutes la même longueur?

Une fois encore votre cerveau vous induit en erreur par une combinaison de suppression et de distorsion.

Si vous mesurez, elles ont bien toutes la même longueur!                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  Essayons maintenant avec les couleurs…

Perception colorimétrique et distorsion

Perception colorimétrique et distorsion

Quel est le cylindre le plus clair?

Réponse : ils ont tous la même couleur! La perception que nous en avons est différente car le fond est différent. Une fois encore notre réalité est tronquée…

Ce ne sont que quelques exemples, mais il en est ainsi pour toutes les informations qui nous arrivent car elle passent toutes par les filtres de nos croyances, fabuleux non ?

 

Une petit dernière pour la forme…

L'escalier - Figure impossible

Les figures impossibles

… avec l’exemple des figures impossibles. Votre cerveau cherche à comprendre ce qu’il voit. Dans votre expérience, votre vécu, quand vous prenez un escalier, il est impossible d’arriver au point de départ si vous empruntez l’escalier. Pourtant, ici, vous avez beau suivre et suivre encore et encore les marches dans un sens ou dans l’autre, vous arrivez toujours au point de départ. Encore une belle distorsion…

Ce que l’on peut noter au sujet de la distorsion, c’est que le stress et les situations de tension vont elles aussi engendrer une distorsion négative de notre environnement et nous avons tous déjà pu expérimenter cela! Un léger désaccord avec une tierce personne, peut parfois prendre des dimensions exagérées quand ce désaccord à lieu dans une situation de tension, de retard ou de fatigue, par exemple. Alors que la même situation vous est déjà arrivé plusieurs fois et n’a pas posé de problème particulier.

Nos croyances, qu’elles soient portantes ou limitantes, sont donc toutes passées au travers de ce filtre subjectif qu’est la distorsion.

Il nous reste un troisième mécanisme de création de nos croyances, et donc de notre réalité…

3. La généralisation

Franck Zappa

 

“je vois que vous avez une jambe de bois, vous devez donc être une table.”

Franck Zappa

 

ON PUET MAGLENER TOUTES LES LTERTES DES MTOS SUAF LA PIREEME ET LA DINREERE, LE TXETE RTESE LBILISE

80 % des gens arrivent à lire la phrase ci-dessus sans aucun problème! C’est une très belle illustration de ce que peut être la généralisation. Votre cerveau va chercher dans ce qu’il connaît quelque chose qui ressemble à ce que vous lisez ensuite, il fait la connexion.

Ce que votre cerveau a déjà fait vu, il cherche a le revoir. La généralisation est fondée sur les deux premiers mécanismes : la suppression et la distorsion. Généraliser, c’est prendre plusieurs exemples et en déduire une loi.

Voici un petit exemple concret :

Vous venez d’apprendre à conduire avec votre voiture. La première fois que vous devez changer de voiture, il est difficile de vous adapter. Mais, très vite, vous comprenez que vous avez acquis la compétence de conduire une voiture et qu’elle s’applique sur n’importe qu’elle voiture. L’utilité de ce mécanisme est pour nous de pouvoir éviter un nouvel apprentissage si nous avons déjà appris quelque chose de presque pareil. Sans cette capacité à généraliser, nous devrions réapprendre le monde chaque matin! L’univers n’aurait pour nous aucune signification et nous ne pourrions pas y survivre bien longtemps parce que nous serions incapable de relier une situation nouvelle et dangereuse à un apprentissage passé.

La généralisation constitue le fondement de nos croyances. Une croyance est une vérité générale que nous utilisons pour lire et interpréter la complexité des situations que nous vivons. Quand une croyance est prouvée par une expérience, les évènements qui ne rentrent pas dans le cadre de cette croyance sont supprimés ou distordus, tandis que ceux qui la renforcent sont grossis et connectés entre eux pour confirmer la croyance. En d’autres termes, on observera à travers les filtres de notre cerveau (suppression, distorsion, généralisation) la réalité qui correspond à notre croyance.

On peut remarquer que la généralisation est un outil fabuleux MAIS le problème, c’est quand nous avons fait un apprentissage erroné ou quand un élément du contexte ou de notre environnement à changé. Il nous sera alors très difficile de percevoir la nouvelle réalité issue du changement du monde extérieur car nous basons toujours notre réalité sur les mécanismes d’observation que nous avons construit pour observer le monde dans le contexte antérieur.

Et si on se pose et qu’on réfléchit un peu à ce qui nous est arrivé dans la vie, qui d’autre que nous aurait pu créer notre réalité ? C’est à travers nos apprentissages, nos expériences, nos choix que nous décidons ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas pour nous. Il est évident que ma réalité n’est pas la même que celle de mon voisin, nous vivons pourtant dans le même monde et même dans la même rue.

Maintenant que nous avons vu comment nos croyances se créent et comment elles influencent et déterminent nos vies, serait-il possible d’adopter un certain nombre de croyances qui nous permettraient de pouvoir nous remettre en question plus facilement, de mieux accepter, voir et sentir le changement du monde? De s’adapter plus facilement à de nouvelles situations, à de nouveaux problèmes à résoudre?

La réponse est OUI! Il y a des croyances qui nous permettent de penser différemment, de penser “OUT OF THE BOX”!

J’adore l’exemple du petit prince dans l’extrait : ” Dessine-moi un mouton” qui pour moi illustre parfaitement l’idée de penser avec une ouverture d’esprit qui permet un possible plus grand.

Voici l’extrait en question :


– S’il vous plaît… dessine-moi un mouton !

Le petit prince

Le petit prince

– Hein!

– Dessine-moi un mouton…

J’ai sauté sur mes pieds comme si j’avais été frappé par la foudre. J’ai bien frotté mes yeux. J’ai bien regardé. Et j’ai vu un petit bonhomme tout à fait extraordinaire qui me considérait gravement. Voilà le meilleur portrait que, plus tard, j’ai réussi à faire de lui. Mais mon dessin, bien sûr, est beaucoup moins ravissant que le modèle. Ce n’est pas ma faute. J’avais été découragé dans ma carrière de peintre par les grandes personnes, à l’âge de six ans, et je n’avais rien appris à dessiner, sauf les boas fermés et les boas ouverts.

Je regardai donc cette apparition avec des yeux tout ronds d’étonnement. N’oubliez pas que je me trouvais à mille milles de toute région habitée. Or mon petit bonhomme ne me semblait ni égaré, ni mort de fatigue, ni mort de faim, ni mort de soif, ni mort de peur. Il n’avait en rien l’apparence d’un enfant perdu au milieu du désert, à mille milles de toute région habitée. Quand je réussis enfin à parler, je lui dis:

– Mais… qu’est-ce que tu fais là ?

Et il me répéta alors, tout doucement, comme une chose très sérieuse:

– S’il vous plaît… dessine-moi un mouton…

Quand le mystère est trop impressionnant, on n’ose pas désobéir. Aussi absurde que cela me semblât à mille milles de tous les endroits habités et en danger de mort, je sortis de ma poche une feuille de papier et un stylographe. Mais je me rappelai alors que j’avais surtout étudié la géographie, l’histoire, le calcul et la grammaire et je dis au petit bonhomme (avec un peu de mauvaise humeur) que je ne savais pas dessiner. Il me répondit:

– Ça ne fait rien. Dessine-moi un mouton.

Comme je n’avais jamais dessiné un mouton je refis, pour lui, l’un des deux seuls dessins dont j’étais capable. Celui du boa fermé. Et je fus stupéfait d’entendre le petit bonhomme me répondre:

– Non! Non! Je ne veux pas d’un éléphant dans un boa. Un boa c’est très dangereux, et un éléphant c’est très encombrant. Chez moi c’est tout petit. J’ai besoin d’un mouton. Dessine-moi un mouton.

mouton

Le premier mouton

Alors j’ai dessiné.

Il regarda attentivement, puis:

– Non! Celui-là est déjà très malade. Fais-en un autre.

mouton

Le second mouton

Je dessinai:

Mon ami sourit gentiment, avec indulgence:

– Tu vois bien… ce n’est pas un mouton, c’est un bélier. Il a des cornes…

mouton

Le troisième mouton

Je refis donc encore mon dessin:

Mais il fut refusé, comme les précédents:

– Celui-là est trop vieux. Je veux un mouton qui vive longtemps.

La boîte du mouton

Le quatrième mouton

Alors, faute de patience, comme j’avais hâte de commencer le démontage de mon moteur, je griffonnai ce dessin-ci.

Et je lançai:

– Ça c’est la caisse. Le mouton que tu veux est dedans.

Mais je fus bien surpris de voir s’illuminer le visage de mon jeune juge:

– C’est tout à fait comme ça que je le voulais ! Crois-tu qu’il faille beaucoup d’herbe à ce mouton ?


Voilà en effet une excellente manière de penser “OUT OF THE BOX”, vous ne trouvez pas?

Maintenant que vous avez une vision plus relative de la réalité, voici un lien vers un nouvel article qui donne concrètement des pistes pour adopter des croyances qui nous aident en toutes circonstances, je les appelle les croyances portantes.

N’hésitez pas à commenter cet article, et pour aller plus loin dans la réflexion de celui-ci, je vous invite à lire “Petit manuel de self-leadership”

 

 

 

 

 

Voilà, nous y sommes! Il est temps de commencer à choisir les croyances qui vont nous aider dans nos objectifs vers une vie sereine et intense… alors faites le tri, soyez attentif et surtout… bougez-vous car personne ne le fera pour vous!

A bientôt!

Tom & Amande

 

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6 Comments

  • Val 22 juillet 2017 at 11 h 52 min

    Bel article!
    Très accessible et motivant… le changement est en route😘😘😘

    Reply
    • Tom et Amande 23 juillet 2017 at 18 h 46 min

      Merci Valérie, c’est super pour nous d’avoir nos premiers retours.:-)

      Reply
  • Jean-Luc Picot 23 juillet 2017 at 12 h 13 min

    Il n’y a pas de monde objectif…. où s’il y en a un, nous est-il seulement accessible ? Ce sont toutes les notions scientifiques qui sont ici remises en questions, de belles perspectives 🙂

    Merci pour cet article… on se bouge, on se bouge 🙂

    Reply
    • Tom et Amande 23 juillet 2017 at 18 h 33 min

      Merci Jean-Luc pour ce partage. Je pense effectivement que c’est la remise en question qui nous permet d’élargir le champ des possibles. Ce qui nous paraît aussi fabuleux, c’est que prendre conscience de ces filtres nous permet petit à petit de récupérer notre pouvoir personnel.

      Reply
  • Mialon 26 juillet 2017 at 20 h 11 min

    Bonjour Tom et Amande,
    Je viens de vous découvrir sur la plate forme d’Olivier Roland, nous somme un peu dans le même thème, donc sa m’intéresse beaucoup votre blog et je suis étonner de voir à quelle point vous faite de super article !
    je vous félicite !

    Reply
    • Tom et Amande 27 juillet 2017 at 9 h 54 min

      Merci beaucoup pour ce commentaire positif… c’est sincèrement encourageant.

      Reply

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