Le taïchi, un déclic qui change la vie

Un petit brin d’explication à propos de cet article

Nous participons à un évènement inter-blogueurs initié par Virginie Loÿ du blog une chose par jour.

Elle traite sur son blog de la problématique suivante : « comment se libérer d’une relation abusive? » Nous avons rencontré Virginie car elle suit la même formation que nous pour construire et animé son blog. Elle vit en Finlande, et nous a fait l’immense honneur de venir nous rencontrer en Belgique. Le thème de son évènement inter-blogueur est « le déclic qui a changé ma vie ». Pour ceux qui veulent en savoir plus sur l’intérêt d’un carnaval d’article et sur la genèse de celui-ci, je vous propose d’aller voir la page du blog de Virginie qui définit très bien l’évènement en cliquant ici.

Quels déclics choisir ?

Avec Amandine, nous avons réfléchi pour savoir si nous avions un déclic commun qui aurait changé quelque chose en nous au même moment. Et nous sommes très vite tombés d’accord sur le thème du taïchi. Comment le taïchi a-t-il pu être un déclic alors que pour toutes les disciplines méditatives, c’est la régularité et la durée qui amènent des résultats. C’est précisément ce que nous souhaitons vous raconter, ici et maintenant.

Il était une fois la conscience et ses quatre piliers…

Il était une fois l’histoire d’un pratiquant de taïchi qui suivait l’enseignement d’un grand maître chinois. Ce pratiquant était doué, car il maîtrisait le premier pilier de la conscience et grâce à cela, il apprenait plus vite que les autres. En quelques années de pratique, il devint incontournable dans sa discipline et remporta les championnats d’Europe. Cette victoire lui donna beaucoup de visibilité et d’opportunités.

Très vite, il se retrouva à Paris devant des centaines d’élèves à enseigner lui-même le taïchi. Mais il ne fallut pas longtemps pour qu’il se rende compte que cela ne lui convenait plus.  Il maîtrisait  le second pilier de la conscience dont nous allons vous parler et il voulait l’utiliser pour continuer son chemin.

Comme c’était un homme intelligent, il comprit que pour avancer, il devait se diriger vers d’autres cieux. Il refusa alors la gloire et l’argent qui lui était promis à la capitale pour se rendre sur l’île de La Réunion, un petit caillou au beau milieu de l’océan Indien.

Il avait besoin de calme. Il voulait prendre du recul sur sa vie et retrouver une certaine paix intérieure. Il avait décidé de créer les conditions de cette paix.  Il finit par s’installer dans la montagne à 1200 mètres d’altitude sur la côte ouest de La Réunion.

Il transmet aujourd’hui encore le taïchi à de petits groupes d’élèves.

Nous avons eu la chance de le rencontrer et cette rencontre fut un déclic commun.

Si vous voulez en connaître un peu plus sur la conscience et ses piliers,  nous vous proposons de visionner la vidéo qui est née de cette rencontre…

Ce qu’il y avait de différent :

En la présence de  maître Shaobin, ce qui nous a marqués c’est ce sentiment de ne pas être jugé, quelles que soient les circonstances. Cette impression d’être important juste parce que nous étions là. Être sans paraître parce qu’il n’y en avait pas besoin en sa présence.

Une définition de la conscience selon maître Shaobin

“Comme je dis toujours la conscience c’est un cadeau qui nous est fait à la naissance, alors peut-être qu’on l’avait avant, mais on ne s’en souvient pas. C’est comme une plante qui a besoin d’être entretenue, protégée, nourrie, qui va devoir croître et pouvoir donner une fleur, un fruit”.

 

 

“Le niveau de conscience d’un individu évolue tout au long de sa vie, des fois il stagne, des fois il régresse certainement aussi, oui c’est le changement et la transformation. Il faut plutôt se mettre à son service que de chercher à la mettre à notre service et à l’utiliser”.

Avec cette interview, nous trouvions une première définition de la conscience qui répondait à nos questions existentielles. La conscience est un cadeau que l’on reçoit à la naissance ( cela voulait dire que tout le monde en avait une ), elle a besoin d’être entretenue, protégée, nourrie ( cela voulait dire que nous avions un rôle à jouer). Il faut se mettre à son service. ( c’est quelque chose qui nous dépasse) Évidemment, ce n’était pas qu’une interview, car nous avons immédiatement commencé le taïchi pour expérimenter et l’expérience fût bouleversante…

Le premier pilier de la conscience

Voilà la première claque reçue, une prise de conscience comme une évidence. En Belgique on dit « gros comme une maison ». Tout commençait par l’attention, absolument tout. C’était évident et tellement énorme que j’avais vécu 4o ans de ma vie en passant à côté de ça. J’étais même assez fier de dire à tout le monde que pour moi les détails n’avaient que peu d’importance. Tout doucement, je commençais à prendre conscience que ce sont précisément ces détails qui font toute la différence. Comment être ouvert au monde, aux autres lorsque l’on n’est pas attentif à ce que l’on vit. Maître Shaobin le répétait assez souvent, la vie devait-être une traque. Une traque du détail.

Le taïchi était quant à lui une discipline particulièrement adaptée pour travailler l’attention. Tous les mouvements se faisant au ralenti, le détail du geste compte énormément ainsi que le ressenti. Si vous ajoutez à cela le fait de synchroniser ses propres mouvements avec d’autres élèves, j’avais l’impression d’être handicapé dans les premiers cours. L’attention était donc le maître mot. Être attentif, cela voulait dire ouvrir tous ses canaux d’écoute, avoir les sens en éveil, dirigé soi-même son attention et surtout ne pas tomber dans le piège de se faire capter son attention. C’était un seul mot, mais qui pour moi prenait maintenant tout son sens. Avec Amandine, ma neuropsychologue à la maison, j’avais pourtant déjà entendu parler de l’attention, de problème d’attention, d’attention sélective, d’attention divisée. Je retrouvais tout cela dans la pratique du taïchi. Et ce qui était fabuleux c’est que quand on commence à travailler son attention, on progresse et l’on perçoit plus du monde. Soudain, le monde est plus riche, plus nuancé, la nature se révèle même en plein centre-ville.

 

Le second pilier de la conscience

Une fois que l’on avait gagné en attention, nous pouvions commencer à diriger cette attention sur l’impact que nous voulions avoir. Le second pilier de la conscience, ce qui renforçait la conscience c’était l’intention. Ce que j’ai compris de la pratique du taïchi jusque là, c’est qu’elle nous invite à nous placer du point de vue énergétique des choses. Pour parler simplement, il fallait éviter les fuites d’énergie tant que possible et l’une des premières choses à faire pour cela était de définir une intention pour chaque acte posé. Qu’est ce que nous cherchions à faire en agissant comme cela? Au niveau du sport, il fallait plus de stabilité, d’ancrage, de concentration, de lenteur, etc. L’intérêt est que tout cela se projette aussi très bien dans la vie de tous les jours. Cela me montrait très clairement que je faisais énormément de choses sans avoir la moindre idée de l’intention derrière le geste. Pourquoi? Parce que le premier pilier n’était pas là. Je n’étais pas attentif et ne pouvais donc pas prendre conscience.  Ce que je vois aujourd’hui avec presque deux ans de recul sur cette expérience c’est que beaucoup de gens souffrent du même mal, ils ne sont pas attentifs… Ils ne peuvent pas prendre conscience… La force de l’intention est inimaginable. C’est la source de tous les projets qui naissent sur cette planète. Tous les gens qui réussissent à faire ce qu’ils veulent ont clairement défini une intention.

 

Le troisième pilier de la conscience

“L’intégrité c’est quand on est complet, une pièce de mécanique qui est intègre, elle est entière, donc on est entièrement soi-même, on n’a pas quelque chose à cacher dans l’intégrité, on a notre pouvoir personnel qui est en action avec l’intégrité.”

L’intégrité, être complet, être soi-même, être sans paraître, avoir son pouvoir personnel en action.

Qu’est ce que cela voulait dire? À l’époque, pour moi, s’était surtout représenté par l’image de maître Shaobin, l’image d’un homme libre et serein. Libre de son temps, voilà ce qui était différent avec lui, il avait toujours le temps et moi j’étais toujours pressé.

L’intégrité touchait aussi à notre identité. Je pense que ce que Maître Shaobin voulait dire, c’est que lorsque nous sommes nous-mêmes, pleinement nous-mêmes, nous acceptons la part d’ombre qui est en  nous, car il n’y a pas d’ombre sans lumière. Nous sommes à la fois gentils et méchants et cette dualité n’a plus lieu d’être puisqu’elle naît d’un jugement. Le bien et le mal ne seraient pas séparés, ils ne formeraient qu’un.

“Il y a une sorte de droiture à l’intérieur du mot intégrité, dans l’intégrité, il y a le souci de ne prélever que ce dont on a besoin.”

Je pense qu’il fait référence à l’idée  que nous sommes pleinement responsables de ce qui nous arrive, et si ce n’est pas toujours vrai d’un point de vue individuel, ça l’est d’un point de vue collectif. À partir du moment où ce que vous faites est défini par une intention, vous devenez effectivement plus responsable de vos actes, vous en prenez la responsabilité, vous en acceptez les conséquences.

 

Le quatrième pilier de la conscience

“Une cohérence dans notre façon de penser, de ressentir et d’agir. La cohérence, c’est un beau mot, quand on est cohérent, et je crois que pour arriver à la cohérence on doit traverser la folie, c’est le chemin, la conscience doit traverser la folie pour accéder à la cohérence.”

 

Traverser la folie. Accepter que la dualité n’existe pas… Que votre vie est une illusion, que la mort est une libération, que tout ce que vous vivez, vous l’avez créé. Il y a de quoi rendre fou en effet. Mais finalement, avec ces deux années de recul sur cette interview et sur la pratique du taïchi, je dois bien avouer que je me rapproche de l’idée plus que de m’en éloigner.

La porte de sortie est à l’intérieur

Voilà ce qui aura été une révélation, un déclic pour Amandine et moi et une furieuse envie de reprendre les rênes de notre vie. De bannir le mot subir et de lui préférez choisir.

J’ai compris, et c’est ce qui a tout changé, que quand j’opérais une transformation chez moi cela avait un impact immédiat sur mon environnement direct.

“L’avenir est ce que vous faites maintenant”

Ghandi

Pour être définitivement serein, il nous appartient de faire le lien entre notre corps, notre esprit et cette conscience qui nous dépasse.

Voilà pourquoi cette définition de la conscience et cette rencontre avec le taïchi auront été un énorme déclic. 🙂

En résumé

Pour conclure les propos de Maître Shaobin, cultiver l’attention est la première des choses à faire quand on veut devenir positif et proactif. Être attentif c’est essentiel pour mieux vous connaître. Mieux vous connaître est essentiel pour travailler sur votre état d’esprit et pour mettre des mots sur ce que vous voulez réellement de la vie. À partir de là, vous vous donnez une chance d’y arriver.

Bougez-vous…personne ne le fera pour vous.

 

Tom & Amande

 

 

 

 

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2 Comments

  • Nadine B. 1 novembre 2017 at 7 h 57 min

    Bonjour,

    J’aime bien vos articles, car avec vous, je me sens “secouée” comme un arbre qui aurait besoin de se délivrer de ses fruits, il y en a des mûrs, qu’il faut cueillir et mettre à l’abri pour les conserver, des moins mûrs, qu’il faut peut-être garder encore un peu, et puis il y a les “tout pourris”…Et là, pas de mauvaise conscience, il faut absolument s’en débarrasser !!

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    • Tom et Amande 1 novembre 2017 at 15 h 06 min

      Merci Nadine.
      Nous, nous adorons tes commentaires, et nous reprendrons volontiers dans un article, ta métaphore de l’arbre et des fruits à différentes étapes de leur vie. A bientôt sur le blog 🙂

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