Toi aussi tu as le syndrome du sprinter?

Dans cet article, je te fais une confidence…Mais avant ça, je te propose d’abord de faire un tour du côté du syndrome du sprinter.

Qu’est-ce que c’est que ce truc-là?

C’est assez simple mais comme d’habitude, un petit exemple vaut mieux qu’un long discours…

Qu’est-ce que le syndrome du sprinter ?

Pour comprendre le syndrome du sprinter, il faut que tu imagines deux personnes avec le même objectif…

Objectif commun : participer à un marathon et le finir le plus vite possible.

Parmi ces deux personnes, tu as le sprinter.

C’est celui qui va s’inscrire au marathon, prendre le départ en se mettant tout devant, sur la ligne de départ et mettre toute son énergie dès le début. Le sprinter, il s’investit à fond. On pourrait le comparer au jaguar. Il est capable de tout donner, d’exploser son potentiel, mais pendant un court instant.

Or, tu le sais comme moi, un marathon, ça dure plus longtemps que ça!

Après 300 mètres, notre sprinter sera le premier du marathon. Mais après 2 kilomètres, il sera le dernier. En effet, à bout de souffle, il aura abandonné…

Ensuite, il va dire à tout le monde, ce n’est pas pour moi, pourtant j’ai tout donné!

C’est vrai qu’il a tout donné notre sprinter, mais de la mauvaise façon… Cela veut dire qu’il y a finalement une bonne et une mauvaise façon de s’impliquer dans un projet? Disons une façon utile et une autre qui ne l’est pas! S’impliquer de la mauvaise façon donne souvent des résultats que l’on ne désire pas.

L’implication ne suffit pas, il faut qu’elle dure pendant le temps du projet.

Revenons sur notre autre marathonien... Celui qui adopte une autre manière de s’impliquer.

Lui, tous les jours, petit à petit, il s’entraîne dans le but de devenir le genre de personne qui finit un marathon.

Au début, on a même l’impression qu’il n’en fait pas assez. Tout le monde se dit que cette personne-là n’a pas l’air d’être si motivée. Il lui manque de la pêche.

Finalement, elle donne même l’impression que ce n’est pas le genre de personne qui va aller au bout.

Et pourtant, plus rapidement que le sprinter, elle va terminer la course!

Et ça, c’est quelque chose d’absolument essentiel!

 

“On a souvent tendance à surestimer ce qu’on peut faire rapidement et à sous-estimer ce que l’on peut faire en six mois”

David Laroche

Qu’est-ce que l’on recherche ?

Ce que l’on cherche, c’est une marge de progression continue car à coup sûr, elle va nous donner un résultat.

Si tu cherches chaque fois le résultat, cela peut te mener à l’échec! C’est un peu contradictoire avec ce que l’on a l’habitude de dire ou de penser en développement personnel. Tout le monde te dit, tu dois savoir ce que tu veux.

On est bien d’accord avec ça! Ce qu’on oublie souvent de dire, c’est : “Maintenant que tu sais ce que tu veux, il y a de nombreuses étapes à franchir pour y arriver. Cela va prendre du temps et il faut que tu puisses apprécier le chemin autant que le résultat.”

“Chaque étape que tu passes est une victoire qui te rapproche de ce que tu veux. Te rapprocher de ce que tu veux, ça ne marche pas si tu cherches à le faire dans un sprint, avec un temps record”.

Petite confidence

Je vais te faire une confidence, je suis moi-même atteint du syndrome du sprinter, mais je me soigne… 🙂

Je veux tout tout de suite et en plus, je crois sincèrement que c’est possible.

Imagine la déception quand ça ne marche pas…

Le problème du syndrome du sprinter, c’est que bien souvent, il t’empêche de profiter de l’apprentissage d’un échec.

Eh oui, parce que comme la déception est énorme, tu préfères abandonner et te tourner vers une autre activité. Activité dans laquelle tu vas reproduire ce même schéma limitant interne.

En fait, le sprinter ne va pas au bout des grands projets de vie.

C’est comme ça qu’il se retrouve à 40 ans à chercher ce qui lui conviendrait.

Sauf que ce qui lui conviendrait, il l’a déjà trouvé depuis longtemps.

Ce qui lui manque en fait, c’est comment il va faire pour y arriver… Le fameux plan d’action et la discipline pour le respecter.

Je ne sais pas si tu te reconnais dans cette description, mais ce que je sais c’est que le syndrome du sprinter fait partie des schémas internes limitants les plus représentés. Bien sûr, il n’est pas le seul, il y en a une bonne dizaine qu’on retrouve très souvent. Mais on va rester sur celui-ci et on va tenter de voir ensemble les pistes pour ne plus tomber dans le piège.

Est-ce qu’il t’arrive de vouloir perdre du poids, de commencer sur-motivé pendant une semaine et après, de faire n’importe quoi?

C’est dingue le nombre de personnes qui vont à la salle de sport et qui abandonnent après une semaine… Je sais de quoi je parle, je l’ai fait plusieurs fois dans ma vie…

Sauf que… si tu veux des résultats instantanés sans faire d’effort sur le long terme pour les obtenir, ça n’existe pas…

  • Si tu sautes les dernières marches de l’escalier pour aller plus vite.
  • Si tu as l’impression de souvent attendre les autres.
  • Si tu arrives en avance à tous tes rendez-vous, si toute ta vie est une course contre la montre…
  • Si en voiture, tu mets ta ceinture de sécurité alors que tu roules déjà…
  • Si la frustration fait partie de ta vie parce que les choses prennent trop de temps à ton goût…
  • Si tu as souvent l’impression que tu n’avances pas…

Je te confirme que tu es atteint comme moi, du syndrome du sprinter.

Dans ce cas, je partage avec toi les quelques conseils suivants qui m’ont été très utiles!

 

Alors, si tu veux basculer du mode sprinter au mode marathonien… Lis la suite de cet article 🙂

Metre ruban

Il vaut mieux aller loin qu’aller vite…

Petite histoire, grande leçon…

Pour illustrer ce “plus vite possible” qui est commun à tous les sprinters, je vais te raconter une autre petite histoire de mon enfance.

Je dois avoir environ 7 ans et je suis en voiture avec mon père, c’est un dimanche. Je regarde tranquillement par la fenêtre la nature qui défile sous mes yeux.

Soudain, j’entends mon père jurer comme il pouvait si bien le faire…

Mon père : “Nondijiu de nondijiu de m… de bor… de chi…

Moi : “Qu’est-ce qu’il se passe papa?”

Mon père : “On a presque plus d’essence…”

Moi : “On a qu’à aller en acheter”

Mon père : “la prochaine pompe est à 30 KM”

Moi : “Alors, il faut rouler plus vite pour arriver vite à la pompe, comme ça, on arrive avant de tomber en panne”

Vous voyez déjà là toute l’ampleur du syndrome du sprinter…

Mon père : “Ah non, c’est tout l’inverse! Il faut rouler tout doucement, pour consommer moins d’essence et se donner une chance d’arriver sans tomber en panne”

Moi : ” Ben non justement, si on arrive plus vite à la pompe, on a moins de chance de tomber en panne puisqu’on sera moins longtemps sur la route…”

Et là commence une discussion sans fin avec mon père parce que vous savez quoi?

Ce jour-là, je n’ai pas compris comment en roulant moins vite, on allait se sortir de ce mauvais pas…

Je me suis vraiment dit que mon père n’avait rien compris à cette histoire de temps et d’essence…

Et j’ai trainé ça pendant longtemps, longtemps. Si bien qu’aujourd’hui, c’est un des schémas limitants internes qui est le plus envahissant dans mon quotidien…

Le but de nos articles, ce n’est pas de vous promettre des résultats fulgurants en une semaine, ça, on n’y croit pas. L’objectif, c’est plus de vous assurer une marge de progression continue…

Pour sortir du syndrome de sprinter, il va falloir adopter la philosophie du marathonien…

Un petit peu chaque jour, de manière spécifique, avec des indicateurs de réussite tout le long du chemin et pas uniquement sur la ligne d’arrivée.

Sortir du syndrome du sprinter

L’objectif de cette série d’articles et de vidéos au sujet de nos croyances limitantes, de nos schémas internes limitants, il est là! En prendre conscience et le transformer pour que cette belle énergie, cet investissement total du sprinter, puisse se répartir sur la durée.

Voilà quelques pistes qui sont directement issues de mon expérience personnelle pour vous aider à sortir du syndrome du sprinter.

1. Établir un plan d’action

Le sprinter n’a pas de plan d’action précis. Il voit le résultat à obtenir. Il a cette capacité de vision à long terme, mais il est moins doué pour séquencer cet objectif en sous-objectif. Entre A et B, il y a toute une série de choses à faire pour arriver à B. Le sprinter doit prendre conscience que A1, A2, A3, A4, etc. sont des étapes importantes et indispensables. Il lui faut apprendre à célébrer ces mini réussites pour rester dans la réussite tout au long du chemin.

 

2. Viser toujours la marge de progression

Quel que soit l’endroit d’où vous partez, vous avez une marge de progression qui est plus importante au début. C’est normal. Se perfectionner prend plus de temps que de s’initier à quelque chose. Pour garder sa motivation, le sprinter a besoin de se sentir avancer. Pour cela, il lui faut des indicateurs de réussite qui se trouve sur le chemin de cette réussite et pas seulement sur la ligne d’arrivée.

3. Apprendre à demander de l’aide

Le sprinter à cette impression que s’il le fait lui-même, tout seul comme un grand, cela ira plus vite! C’est vrai pour des petites choses que l’on a l’habitude de faire mais c’est se priver d’une réserve d’énergie immense, d’une capacité à voir les choses différemment. Le pouvoir du collectif! Et oui, bien souvent, le sprinter se prive du pouvoir du collectif parce que c’est un sprinter et que sont travail, c’est d’arriver le plus vite possible…

Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin…

4. Apprécier le moment présent

À force de focaliser sur tes résultats, tu oublies que le seul moment que tu vis réellement, c’est le présent. Hier est fini, demain n’est pas encore là…

Mon maître sur cette question, c’est Eckart Tolle et je ne peux que te conseiller de lire ” le pouvoir du moment présent“…

 

Chaque chose en son temps, un temps pour chaque chose…

 

Conclusion

Quand tu es atteint du syndrome du sprinter, ton intention n’est pas mauvaise. Tu souhaites simplement aller plus vite. Pourquoi pas?

Si tu gardes la même intention, c’est-à-dire aller plus vite, et que tu veux l’appliquer à des projets d’envergures,

il va falloir :

  • Que tu apprennes à gérer cette impulsivité qui te caractérise.
  • Que tu apprennes à améliorer ta productivité.
  • Que tu arrives à diviser tes objectifs en sous-objectifs, car la terre ne s’en pas faite en un jour.
  • Que tu apprennes à célébrer les petites victoires, car elles t’emmènent vers les grandes réussites.

Bien sûr, je ne vais pas te cacher que c’est parfois si profondément ancré en toi que le syndrome du sprinter va réapparaître de temps à autre. Je le sais, j’ai beau être conscient du problème, ça ne l’empêche pas de revenir…

Mais tu verras que de plus en plus souvent, tu prendras conscience que tu veux aller trop vite.

J’ai découvert une petite phrase qui m’a beaucoup parlé, en lien avec mon syndrome du sprinter.

IL FAUT SE HÂTER LENTEMENT !

 

L’idée, c’est de garder le bon côté du syndrome du sprinter : cette capacité à passer à l’action sans attendre parce que c’est un talent. Mais le cadre idéal pour que ce talent puisse s’exprimer au mieux, c’est la discipline et le plan d’action.

Il y a des choses importantes dans la vie qui demandent du temps et qui doivent se faire petit pas par petits pas, au risque de ne pas se faire du tout !

Garde en tête le mode marathonien pour venir à bout des objectifs importants… Et rappelle-toi qu’on n’a rien inventé… Le lièvre et la tortue tu connais?

N’hésite pas à poster un commentaire sous cet article et à le partager sur les réseaux sociaux.

Dans le prochain article, on parlera du syndrome de l’imposteur, un autre schéma limitant interne particulièrement répandu :-).

C’est même celui que l’on rencontre le plus souvent en coaching… Vous savez cette petite voix qui vous chuchote que vous n’êtes pas capable, que ce n’est pas pour vous, qu’il y a des personnes bien plus intéressantes que vous pour faire la même chose, etc.

Ça te parle ?

À très bientôt 😉

Et surtout, n’oubliez pas : Prenez soin de vos croyances, elles portent vos valeurs…

Tom et Amande

 

 

 

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1 Comment

  • vincent 25 septembre 2018 at 15 h 56 min

    Bonjour,

    J’ai beaucoup apprécié votre article et notammant ce passage :

    “Tout le monde te dit, tu dois savoir ce que tu veux. On est bien d’accord avec ça! Ce qu’on oublie souvent de dire, c’est : “Maintenant que tu sais ce que tu veux, il y a de nombreuses étapes à franchir pour y arriver. Cela va prendre du temps et il faut que tu puisses apprécier le chemin autant que le résultat.””

    Par contre, on n’a jamais appris à bâtir un plan d’action. Comment construire et ajuster ce plan pour qu’il nous accompagne à bon port vers notre objectif (qui doit provenir de notre moi profond et non de notre égo cela dit en passant) ?

    Merci

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